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Voyages et échanges Allemagne/ Autriche

Voyages et échanges Allemagne/ Autriche

Par NADIA PAUL, publié le mercredi 2 mai 2018 13:48 - Mis à jour le jeudi 12 septembre 2019 15:00

Les germanistes ont la possibilité d'effectuer des séjours culturels et pédagogiques en Allemagne ou en Autriche. Certains choisissent également de partir en Allemagne, grâce aux programmes d'échanges individuels.

 

Séjour culturel en Allemagne et Autriche

                                    ( Du 14 au 19 octobre 2019)

www.austria.info

taxi-guide-muenchen.de

 

- Inscriptions et règlement avant le 15/09/10  (cf. lettre d'information aux parents et bulletin d'inscription en bas en pièce jointe )

 

 

Séjour thématique à Freiburg (Forêt-Noire), ville du développement durable

(Avril 2018)

      

       

 

 

https://www.tourism.de/freiburg-im-breisgau/ 

        www.welt.de/politik/deutschland/article13119249/Im-Eldorado-der-Oeko-Spiesser.html

                 https://en.wikipedia.org/wiki/Sonnenschiff

    

Honigbiene - Foto: Daniel Prudek/Shutterstock

        

Début avril 2018, les Secondes et Premières germanistes du lycée de l'Albanais de Rumilly ont effectué un séjour en Forêt Noire à Freiburg en Breisgau, sur le thème des énergies renouvelables et de la transition énergétique, thème abordé de manière plus approfondie avec les Secondes euro-allemand. Ils ont été hébergées dans des familles allemandes.

         Les élèves ont pu découvrir en quoi Freiburg, « die Solarstadt » - ville solaire, de renommée internationale, était à la fois une ville de Traditions, mais également une ville tournée vers le Futur, s'engageant dans le développement durable.

        Dès leur arrivée, le groupe a visité la vieille ville, chargée d'Histoire, fondée par les Ducs de Zähringen puis appartenant à l'Autriche des Habsbourg, ville aux multiples rues et ruelles pavées et aux mille petits canaux , avec son imposante cathédrale, en majeure partie gothique, la place très animée de son marché quotidien aux produits locaux , passant devant la maison des marchands, traversant l' Augustinerplatz, la Rathausplatz, les Halles, proposant des spécialités régionales et internationales, flânant jusqu'aux anciennes portes de la ville, de la Schwalbentor à la Martinstor, puis se rendant devant l'université d'excellence Albert-Ludwig, fréquentée par de nombreux prix Nobel, devant le grand Théâtre et la maison des concerts, remontant la grande avenue commerçante de la Kaiser-Joseph-Strasse pour rejoindre enfin la Münsterplatz, où les élèves ont pu commencer leurs interviews micro-trottoir auprès des passants dans le cadre d'un projet d'expression orale lié au thème étudié. Ces interviews, préparés avant le départ, de façon collaborative, se sont effectués tout au long de leur séjour.

        La montée par le funiculaire au „Schlossberg“ - montagne du château- puis la randonnée jusqu'à la Tour au sommet leur a permis non seulement d'avoir d' une vue imprenable sur Freiburg et ses environs mais également de profiter d'un coin de forêt à deux pas du centre-ville. Après un pique-nique au Stadtgarten, un trajet en bus dans la Forêt-Noire, le groupe a poursuivi son séjour par la visite du musée de l'Apiculture à Münstertal, l'un des plus grands de ce type au monde. Le groupe a découvert une exposition unique, avec des abeilles vivantes, des ruches, des outils d'apiculteurs, des traditions ancestrales, depuis l’âge de pierre jusqu’à nos jours , ainsi que des centaines d'objets provenant du monde entier. Il a pu prendre conscience du rôle capital joué par l'abeille formant 80% des insectes pollinisateurs, mesurer que son espèce est en danger face aux pesticides néonicotinoïdes, alors qu'elles sont essentielles à la sécurité alimentaire mondiale et s'interroger sur l'Agriculture de Demain.

        Ainsi, les élèves sont partis à la découverte de plusieurs exploitations agricoles régionales, sur une commune exportatrice d'électricité en Forêt Noire, puisqu'elle produit 300% de ses besoins en électricité grâce aux énergies renouvelables. Sur toutes les visites thématiques, les élèves ont bénéficié de guides spécialisés dans le développement durable.

       L'une de ces exploitations était équipée d'une chaudière à copeaux de bois qui produit de la chaleur. De plus, les toitures étaient recouvertes de modules photovoltaïques. A été présentée l'une des plus hautes éoliennes en Forêt Noire, qui produit suffisamment d'électricité pour répondre aux besoins de 1000 foyers. La seconde exploitation agricole, dont les toitures sont également recouvertes de panneaux solaires, était équipée d'une centrale de Biogaz, qui produit chaque année plus d'un million de KWH d'électricité et fournit 14 maisons et l'école Primaire en chaleur et eau chaude. Après quoi, le groupe a fait route vers une troisième exploitation, afin de déguster un repas froid, composé de produits en provenance directe de la Ferme, dans un vieux moulin restauré mais plus en service, devenu un véritable petit musée d'antan.

       L'après-midi s'est poursuivi avec la visite du premier stade de Football solaire au monde, situé à Freiburg, équipé en modules photovoltaïques, en capteurs thermiques, servant à alimenter les douches du stade en eau chaude. Une centrale de cogénération au gaz sert également à chauffer la pelouse.

       Les élèves ont également découvert l'énergie hydraulique et la renaturation de la rivière, la Dreisam, essentielle pour une gestion durable des eaux. Les élèves ont pu y observer une vis d'Archimède équipée d'une échelle à poissons.

       Enfin, Freiburg s'engage également dans le développement durable en repensant son architecture, son habitat et ses quartiers. Les germanistes ont visité deux quartiers modèles : Riesenfeld et Vauban. A travers un Rallye organisé dans le quartier de Riesenfeld, les élèves ont compris par eux-mêmes qu'avec son réseau de transport, ses habitations à basse consommation d'énergie, son concept social (aires de jeux, implication citoyenne...) et sa zone naturelle protégée, ce quartier marquait les débuts de la transition énergétique. Tout comme le lotissement solaire du quartier Vauban et la maison tournante Heliotrop, conçus par l'architecte Rolf Disch et connus mondialement pour ces concepts d'urbanisme durable, en terme de mobilité, d'espaces verts, d'énergie renouvelable : maisons passives, énergie zéro ou à basse consommation énergique, qui ont la chance de pouvoir revendre l'énergie produite grâce aux modules photovoltaïques au réseau urbain, triple vitrage, panneaux sous-vide, ventilation à double-flux avec récupération de chaleur...

       C'est avec plein(s) d'énergie(s) et de réflexions que les germanistes du lycée de l'Albanais ont regagné en bus la Haute-Savoie!

 

 

 

Un séjour culturel à Vienne pour les lycéens germanistes de l'Albanais

(Avril 2017)

 

 

 

 

www.mesmauxdevie.com/2016/11/vienne-autriche_1_et_2.html 

www.viennasightseeing.at/tour/hop-on-hop-off-walk-carriage-ride_165               www.travelcircus.de/urlaubsziele/top-10-sehenswuerdigkeiten-wien/

                     Les germanistes de Première du lycée de l'Albanais, provenant de toutes séries, ont effectué,  du 09 au 14 avril 2017, un séjour culturel à Vienne, capitale autrichienne de la Mitteleuropa, située « le long du beau Danube bleu », en hommage à la valse viennoise de Johann Strauss.

                Ainsi, les cinquante participants ont pu découvrir les personnages mythiques de la métropole européenne et s'imprégner des nombreux lieux légendaires et intemporels, sur lesquels ils avaient travaillés dans le cadre de leur programme, orienté notamment sur la notion de « mythes et héros ». 

                Après quinze heures de route en bus, les lycéens ont débuté leur séjour par un petit déjeuner typiquement viennois au célèbre Café Central, haut lieu de culture, classé au patrimoine de l'Unesco, à l'atmosphère chargée d'histoire, fréquenté depuis 300 ans par les plus grands intellectuels, acteurs, artistes, politiques, comme les habitués, car c'est une tradition que se rendre au Wiener Kaffeehaus. Une visite guidée les a ensuite conduit au cœur de la vieille ville, expliquant comment Vienne était devenue une capitale impériale et le foyer de la civilisation baroque. Le temps d'une halte pique-nique au Stadtpark, et le groupe s'est dirigé vers la Mozarthaus, sur les traces du grand compositeur autrichien, Mozart, redécouvrant l'enfant prodige, étudié en classe, symbole de virtuosité et de génie musical, mais également le personnage aux multiples facettes, qui se dissimule derrière le « mythe », véritable bourreau de travail, misérable en fin de vie, addict aux jeux, endetté, souvent incompris et incapable de se tenir en société. Après la visite de la cathédrale St Stephan, seul monument de style gothique dans le centre baroque, lieu dans lequel Mozart épousa Konstanze Weber en 1782, le groupe est monté à pied pour la plupart à la tour sud, d'où la vue sur Vienne était imprenable. Découvrir ensuite les grandes rues commerçantes luxueuses, telles que la Mariahilferstraße ou la Kärtnerstraße fut également très apprécié. En fin de journée, le groupe a regagné les deux points de rencontre quotidiennes avec les familles viennoises et les élèves ont été répartis dans leurs familles d'accueil respectives.

                La suite du programme fut tout aussi riche en découvertes et émerveillement : Que ce soit le château Belvédère, qui abrite la plus belle collection d’art autrichien, depuis la période du Moyen-Age à nos jours en passant par la période baroque, notamment les oeuvres de Klimt, Kokoschka et Schiele ; la visite commentée du Château de Schönbrunn cette ancienne résidence d’été de la famille impériale, qui compte parmi les plus beaux palais baroques d’Europe ; la visite guidée de l'Opéra, l’un des plus prestigieux opéras du monde, et l’une des toutes premières institutions culturelles de la capitale autrichienne.

                La mini-croisière sur le Danube, fleuve mythique, depuis des siècles importante voie fluviale, deuxième fleuve d'Europe par sa longueur, traversant ou longeant dix-neuf pays de l’Europe centrale, orientale et méridionale et s'ouvrant sur la Mer Noire fut un temps médidatif et reposant; Les lycéens sont aussi  montés à la Donauturm, une tour de 252 mètres de haut, située près du parc du Danube. On peut accéder à ses 170 mètres avec un ascenseur rapide (35 secondes) À 150 mètres de hauteur se trouve une plate-forme avec une vue sur Vienne. Par temps dégagé, la vue atteint 80 km alentours. Ils ont également admiré la Hundertwasserhaus et circulé librement dans le Kunst Haus Wien Museum: ce bâtiment très original et atypique, fabriqué avec des éléments en verre, métal, brique bois et carreaux de céramique consacre une rétrospective permanente des oeuvres d’Hundertwasser, architecte et peintre autrichien, précurseur dans la protection de l'environnement.  Le Petit temps libre au Prater , à la fois grand parc d'attraction et gigantesque espace de verdure de Vienne fut divertissant.

Le dernier jour fut consacré à une séance d’entraînement des chevaux lipizzans à l'école d'équitation espagnole, commentée en allemand et en anglais, au son de valses viennoises. Il s'agit de la seule institution au monde qui conserve et cultive, sans le transformer, l’art équestre classique de la Haute Ecole, de la Renaissance à nos jours ; Mais aussi à la visite de la Hofburg, résidence d'hiver de la famille impériale, où les germanistes ont pu découvrir les anciens appartements de la famille impériale ainsi que la vie quotidienne des monarques, le musée de  l'impératrice Sissi et le trésor impérial. Avant de reprendre le bus et de regagner Rumilly, nos jeunes lycéens n'ont pas quitté Vienne, sans avoir dîner au Restaurant Wienerwald et goûté quelques spécialités, comme la Wiener Schnitzel et l'Apfelstrudel.

                Si cette escapade viennoise a renforcé leur désir d'approfondir leurs connaissances de la langue allemande, elle aura sans nul doute contribué à l'ouverture culturelle de nos jeunes, et incité peut-être certains à l'apprentissage d'autres langues, après avoir vécu quelques jours à Vienne, ancienne capitale austro-hongroise multiculturelle.

 

 

 

Echanges individuels Franco-allemands :


 Programme Voltaire

Programme Brigitte Sauzay 

Programme Stéphane Hessel

 

 

 

                  

 

 

 

 

www.emilangues.education.fr/international/initiatives-et-programmes/mobilite-eleves

      

Depuis 2008, les élèves germanistes, désireux de faire un échange franco-allemand et un séjour en Allemagne plus long participent au programme Brigitte Sauzay ( 3 mois) ou au programme Voltaire ( 6 mois) par l'intermédiaire de l'OFAJ. Dans l'académie de Grenoble, et dans le cadre de son partenariat avec la Saxe, il existe également le programme Stéphane Hessel ( 1 mois), auquel les germanistes du lycée de l'Albanais participent depuis 2018.

Ces 3 programmes sont destinés aux élèves de Seconde et de Première. Il s'agit d'échanges individuels avec réciprocité de famille à famille pendant le temps scolaire.

 

Quelques liens utiles:

www.ofaj.org/une-plate-forme-qui-fait-decouvrir-le-monde

www.ofaj.org/programme-brigitte-sauzay (Programme Brigitte Sauzay)

Fichier d'inscription pdf en pièce jointe ( Programme Hessel)

www.ofaj.org/petites-annonces

centre-francais.de/echange-scolaire/foire-aux-questions

programme-voltaire.xialys.fr  ( Programme Voltaire/ inscription en ligne jusqu'à début novembre cf. document en pièce jointe)

www.Ofaj.org/sites/default/files/Pages de Directives-2.pdf :  Pour trouver un stage, des études, un séjour linguistique ou au pair, un travail ou un service civique à l'étranger.

trouvetonechange.ofaj.org/begegnung/tandem-linguistique-franco-allemand-avec-activites-sportives-2/ : Pour faire un stage d'été franco-allemand, si l'on fait partie d'une association sportive.

 

Quelques Témoignages ...

 

C'était au début assez compliqué , que ce soit au niveau de la langue ou proches manquants. Et puis, je me suis faite à la vie allemande au bout de deux ou trois semaines. Plusieurs choses m'ont parues bizarres : les horaires des repas, jamais les mêmes, ou bien encore les journées à l'école, très courtes. Le fait d'habiter proche de la circulation , de pouvoir me déplacer comme je le voulais, a été, je pense très bénéfique, accentuant mon autonomie. Les loisirs ont été très bien pour moi, me faisant même progresser. (…) Mon intégration s'est faite progressivement, je me suis fait des amis autre que ma correspondante, qui est comme une petite sœur pour moi. L'entente a été immédiate. S'il y a bien une chose que j'ai pu retenir de cette aventure en Allemagne, c'est qu'il faut oser se lancer et ne pas avoir peur. Durant cette demi-année, il y a quelque chose que j'ai trop fait et que je regrette aujourd'hui, c'est d'avoir été trop en contact avec la France : j'ai trop parlé à mes amis, trop téléphoné...( …) . Ce programme m'a fait grandir et mûrir, ce que j'espérais. Il n'a eu que des effets positifs sur moi, mais aussi sur mon entourage, étant donné que je n'étais pas à leurs côtés. Les retrouvailles n'ont été que plus belles !

Ivana  ( Echange Voltaire 2019 - 2020)

J'ai eu envie de participer à l'échange Hessel afin d'améliorer mon niveau en allemand, notamment au niveau de la prononciation et de la fluidité.  Je suis arrivée en avion à Berlin, puis des amis (...) m'ont amenée à la gare pour que je prenne mon train pour Leipzig, où ma famille d'accueil m'a récupérée. J'ai rencontré presque la totalité de la famille de ma correspondante ce soir-là et, malgré ma timidité, du fait que je me sois retrouvée dans un environnement inconnu, nous avons beaucoup discuté. J'ai rencontré le reste de la famille le lendemain matin.

De manière générale, mon séjour dans la famille d'accueil s'est bien déroulé. Bien que je n'ai pas réussi à bien m'entendre avec ma correspondante, sa famille a toujours été très sympathique. Les premiers jours d'école furent un peu difficiles, ( ...) mais après un court délai d'adaptation, j'ai suivi les cours du mieux que je pouvais, en essayant d'en comprendre le plus possible et de participer, en mathématiques, anglais et français, mais aussi dans d'autres matières, moins fréquemment malheureusement.

La majorité des cours se déroule comme en France, si ce n'est que le travail de groupe est beaucoup mis en valeur et que les élèves apprennent certaines leçons bien avant nous. Pour le reste, les allemands mangent plus que nous, sont plus préoccupés par l'environnement et moins poussés à la consommation.

De manière personnelle, ce séjour fut autant enrichissant qu'angoissant. Je suis ravie d'avoir appris autant de nouvelles choses, mais étant facilement sujette à des crises d'angoisse, un environnement inconnu, où je suis seule et où il ne m'est pas toujours facile de m'exprimer clairement, n'est pas très bon pour ma santé.

Je ne suis pas sûre d'être la personne la plus qualifiée pour évaluer mes progrès linguistiques, mais je pense que ce séjour m'a beaucoup aidé à travailler ma prononciation et ma fluidité. (...)

Angèle  ( Echange Hessel 2019)
 

 

Je suis bien rentrée d’Allemagne dimanche et mon séjour avec ma correspondante et sa famille s’est très bien déroulé. J’étais contente de retrouver ma famille et elle aussi je pense. J’avais hâte de rentrer pour la revoir même si je serais bien restée un peu plus longtemps afin d’encore mieux apprendre la langue et visiter peut-être également un peu plus le pays.

J’ai découvert plein de choses sur l’Allemagne notamment sur le système scolaire. C’est vrai qu’il est très différent du nôtre mais j’ai tout de même beaucoup apprécié de souvent rentrer vers 14h30. J’ai aussi l’impression d’avoir beaucoup progressé  dans la langue, surtout en expression orale mais il y a quand même encore beaucoup de progrès  à faire en compréhension. Emily, ma correspondante est un peu timide donc je parlais énormément pendant nos conversations et elle écoutait surtout, mais c’est aussi plutôt pas mal car j’ai pu ainsi pratiquer pendant que je le pouvais encore. Globalement, la famille était très sympathique avec moi et j’ai passé plein de bon moments avec elle et surtout avec Emily.

Adeline  ( échange Brigitte Sauzay – année 2018 -2019)

 

Je m’appelle Emily B. et comme on peut voir de mon nom je ne suis pas française, mais j’habite en France pour trois mois parce que je fais un échange avec une fille française. On s’est trouvé et on a organisé l’échange avec le programme Brigitte Sauzay. C’est un programme pour les échanges des élèves entre la France et l’Allemagne. Donc je suis allemande et ma correspondante, Adeline, est déjà venue chez moi pour trois mois du mois d’avril au mois de juillet. J’étais très excitée de la voir pour la première fois. Bien sûr que j’étais excitée quand je suis arrivée à l’aéroport de Genève où la famille d’Adeline m’a attendu. Mais j’étais plus excitée quand j’ai attendu Adeline, c’est peut-être parce que je ne l’ai pas encore connu.

Dons, je suis arrivée le 28 août à 18 heures et on est roulés jusqu’à son village en Haute-Savoie où ils habitent. Ils, ce sont Adeline, sa sœur et ses parents.

Ils font beaucoup pour que je me sente « comme chez moi » comme dit sa mère. Adeline partage sa chambre avec moi, les trois filles changent ses chaises pour qu’il y a la place pour cinq personnes à la table et ils font beaucoup d’autres choses.

Je suis très contente que j’ai une famille française très gentille. Mais cela n’évite pas que ma famille me manque, même si je l’appelle au moins une fois par trois semaines. Mes amis me manquent aussi, mais j’ai rencontré beaucoup d’amis d’Adeline et de toute la famille qui sont très gentils. J’ai aussi rencontré la famille de sa mère et quand on mange ensemble avec des amis ou avec la famille, on mange toujours une entrée, le plat et un dessert. Je trouve que c’est très français et le fait qu’on mange plus tard qu’en Allemagne est aussi typique pour la France pour moi. On mange beaucoup du fromage ce que me plaît parce que je l’aime bien.

On fait beaucoup de choses en famille même si ce n’est que jouer un jeu comme Activité où il faut qu’on devine des mots. C’est drôle et j’apprends des nouveaux mots. J’apprends aussi des nouveaux mots et expressions quand je lis des livres en français. Ce que je fais depuis mon arriver en France. J’ai déjà lu « Nos étoiles contraires » par exemple et là, je lis « Harry Potter ».

Quand on va chez des amis ou chez ses grands-parents, souvent je ne savais pas qu’on va y aller. Donc, quand ils disent « On y va. » je ne sais pas où on ira, mais ce n’est pas grave. Je pense que c’est à cause du fait que je ne comprends pas toujours quand ils parlent de quelque chose qu’ils ont prévu et aussi car bien que je vis avec eux pendant trois mois, ils ne sont pas obligés de me dire tous.

Je croyais que ce sera plus difficile de parler et de m’exprimer en Français. Parfois je n’arrive pas à dire des phrases très complexes et je pense qu’il faut que je parle un peu plus. Parce que j’aime bien écouter et j’apprends comme ça je ne parle pas beaucoup. Mais quand je discute avec quelqu’un on arrive à avoir une vraie discussion. Le fait que je sais parler l’Allemand et l’Anglais m’aide pour trouver et comprendre des mots.

A l’école je suis dans la classe d’Adeline en S. Cela veut dire qu’elle a plus d’heures de Sciences de la Vie et de la Terre, Physique-Chimie et les Maths que les langues Français, l’Anglais et l’Allemand. Car je suis dans une classe linguistique et les maths sont difficile pour moi, je ne fais pas tous les devoirs maisons en ce matière et je ne fais tous en Français non plus parce que beaucoup d’exercices sont la préparation pour le baccalauréat. Mais j’essaye de faire tous les devoirs surveillés, même en Espagnol où je viens pendant qu’Adeline a son cour d’Allemand. J’étais au cour d’Allemand une fois quand la professeure d’Espagnol n’était pas là. On a fait un devoir surveillé et c’était intéressant de tester mon Allemand. Je suis contente d’avoir le droit d’être au Lycée de l’Albanais pendant mes trois mois en France, mais je suis contente aussi que ce ne soit que pour trois mois et qu’après je puisse faire plus de cours des langues.

J’ai l’impression que les élèves en France sont obligés de savoir ce qu’ils veulent faire très tôt, mais je ne peut que parler des élèves ici que je connais. Je vois cela au solfège où Adeline va chaque semaine et je viens avec elle. Ils y ont des élèves là qui savent déjà qu’ils veulent utiliser ce qu’ils apprennent au solfège pour le baccalauréat, donc qu’ils feront une épreuve de musique. Ce possible que c’est une fausse impression car je ne suis pas encore en première comme beaucoup d’élèves, mais je suis en seconde.

Quand on va au solfège, c’est la seule fois quand je joue mon alto, sauf en vacances où je joue plus souvent. Ceci est différent qu’en Allemagne où je joue mon alto presque tous les jours. Ils y ont aussi plein d’autres choses qui sont différents comme quand je mange ou quand je me couche. Je trouve que ce bien d’avoir des choses qui changent et que ce comme ça tous les temps quand on n’est pas chez soi. Quelque chose d’autres qui a changé est le paysage. Ici, ils y ont des montagnes et des forêts et chez moi, au nord d’Allemagne, il y a la mer. J’aime bien quand on fait des ballades dans les montagnes et je trouve que les montagnes sont très belles.

On a eu un problème avec le programme car il faut demander pour l’argent de voyage un mois en avance. On n’avait pas lu cela, donc on a demandé le jour quand je suis parti et on verra si on a quand même le droit d’avoir l’argent.

Mais l’argent n’a pas d’importance. Ce qui compte ce que nous, Adeline et moi, apprenons de vivre avec quelqu’un d’autre que nos familles, qu’on voit des autres manières à vivre et qu’on voit des autres cultures. Je trouve que c’est ça qui est important. J’ai rencontré beaucoup de personnes gentilles et j’ai appris beaucoup et j’apprends encore : J’ai encore un mois en France.

Emily  ( correspondante allemande d'Adeline  - échange Brigitte Sauzay – année 2018 -2019)

 

 

                       "J'ai effectué un échange de 9 semaines en Allemagne. En effet, j'ai été ravie d'avoir pu le faire car cela m'a permis d'apprendre beaucoup de choses: au niveau de la langue mais aussi au niveau de la culture. Cette expérience riche en émotions n'a pas été bénéfique que dans ces domaines, j'ai acquis de l'indépendance et de la maturité. De plus, j'ai pu entretenir les liens avec ma correspondante et continué à la contacter. En conclusion, je peux dire que cette aventure allemande m'a été totalement bénéfique."

Mélanie  ( échange Brigitte Sauzay – année 2015 -2016)

 

"Guten Tag,

Ich heisse Fenja D. Ich bin 17 Jahre alt und ich wohne in Eckernförde. Da ich mich für die französische Sprache interessiere, habe ich den Austauch "Brigitte Sausay" gemacht. Im Februar 2016 habe ich für 9 Wochen bei Mélanie E. gewohnt. IHre Familie hat mich nett  empfangen und auch in der Schule waren alle freundlich zu mir. Am Wochenende und in den Ferien haben wir viele Aktivitäten gemacht. Ich war von Anfang an wie ein Teil der Familie und ich wollte nach 9 Wochen nicht mehr nach Hause, weil es sehr schön war. Ich habe viele wunderschöne Erfahrungen nach Deutschland genommen, die noch lange in meinem Gedächtnis bleiben.

Je m'appelle Fenja D., j'ai 17 ans et j'habite à Eckernförde. Comme je m'interese à la langue française, j'ai fait l'échange Brigitte Sauzay. En Février 2016, j'ai habité chez Mélanie E. Sa famille a tété très gentille et accueillante et à l'école aussi, tout le monde était sympa avec moi. Le week-end et pendant les vacances, nous avons fait beaucoup d'activités. J'ai dès le début été comme un membre de la famille et après 9 semaines, je ne voulais plus rentrer chez moi, parce que c'était tellement bien. J'ai emporté avec moi en Allemagne pleins de merveilleuses expériences, que je garderai encore longtemps en mémoire.

Fenja , correspondante allemande de Mélanie   ( échange Brigitte Sauzay – année 2015 -2016)

 

"J’ai connu le programme grâce à une connaissance qui était à l’époque au lycée, un bon nombre de ses amis avaient participé à Voltaire. Mon niveau d’allemand étant plutôt bas, mon envie de découvrir le pays, plus grande de jour en jour, je me décide. Je ne partirais pas trois mois mais bien six mois ! Le programme à de nombreux avantages; en plus de nous trouver un correspondant, lorsque l’on n'en a pas, le dossier est plutôt complet et tout au long de l’échange, aussi bien en France qu’en Allemagne, on est contacté par mail ou téléphone selon les besoins. La centrale, comme on l’appelle, nous contacte surtout, afin de prendre de nos nouvelles, de s’assurer que l’échange se passe bien, de nous rassurer, nous et nos parents, si on éprouve une crainte ou des doutes, ou tout simplement répondre à nos questions.

Mon niveau d’allemand s’est considérablement amélioré. Si ce n’est la langue écrite, je n’ai pas beaucoup « pensé » ce que j’ai écrit, j’ai surtout recopié mes cours (mes amies Voltaire se sont, elles, beaucoup améliorées à l’écrit comme à l’oral). Ma moyenne a augmenté et est passée de 9 à 14 environ.

Ma culture s’est diversifiée. On vit dans une famille, qui n’est évidemment pas la nôtre. L’éducation, les centres d’intérêts, le respect, les goûts, les envies, les idéologies sont différentes. On peut se sentir prêt, mais on ne l’est jamais vraiment.  J’ai su plus tard que ma mère était triste non seulement de me laisser 6 mois mais aussi, sur une presque-île à une heure de la Hollande, en février.

Des amis extraordinaires, c’est ce que j’ai découvert ! Avec leurs musiques, leurs idées utopiques, leurs fêtes surprises, leur soutien, leur générosité. Les amis locaux sont très importants, on n’y pense pas tout de suite, mais eux, contrairement à notre famille qui n’est pas sur place peuvent nous réconforter lors des coups de blues.

Le plus important c’est votre détermination, votre ouverture d’esprit, la préparation et surtout de la sagesse. Vous rentrerez grandis. Différents. Acceptez que cela puisse être dur, peut-être. Aimez ! Aimez chaque jour un peu plus. Partez heureux, vous reviendrez comblés !"

Emma   ( échange Voltaire– année 2015 -2016)

 

"Ich mache das Voltaire-Programm des Deutsch-Französischen Jugendwerkes für 6 Monate. Meine Gastfamilie hat mich sehr gut und unglaublich höflich und liebevoll aufgenommen, meine Austauschschülerin ist wohl die verrückteste aber beste und liebste Person auf diesem Planeten und die Personen an meiner Schule sind alle unglaublich hilfsbereit und nett.

Ich habe sehr viel mit meiner Gastfamilie unternommen und sie versuchen, mir die gesamte Umgebung und Kultur zu zeigen und ich kenne schon fast alle Einwohner des Dorfes.

Ich habe Freunde hier gefunden. Bevor ich nach Frankreich gekommen bin, hatte ich Angst, dass ich große Schwierigkeiten haben könnte, Anschluss zu finden aber als ich dann hier das erste Mal in die Schule ging hat Emma mir alle Leute vorgestellt und schon nach wenigen Wochen konnte ich dann behaupten Freunde zu haben.

Was ich auch etwas blöd finde ist, dass ich immer müde bin. Ich denke dass es davon kommt, dass ich den ganzen Tag eine andere Sprache spreche und das ziemlich anstrengend ist. Vielleicht ist es aber auch, weil ich den ganzen Tag Schule habe. Anstatt wie in Deutschland nur bis um 13 Uhr habe ich hier fast immer bis um 17:30 Uhr Unterricht und das ist echt hart. Ich wäre nicht gerne für immer eine französische Schülerin.

Ich wollte den Austausch machen, um die Sprache noch besser zu sprechen und natürlich auch um die Kultur noch etwas besser kennenzulernen und einzutauchen. Ich war ja schon einmal 2 Monate in Frankreich in einer Gastfamilie aber ich habe damals die Gelegenheit nicht gut genutzt. Für die 6 Monate habe ich mir vorgenommen, ausschließlich Französisch zu sprechen, was ich auch ziemlich gut geschafft habe und ich denke mein Niveau hat sich verbessert. Ich möchte später vielleicht in Frankreich studieren (falls ich überhaupt studiere) oder arbeiten und vielleicht sogar leben.

Je fais le programme Voltaire du DFJW pour six mois. Ma famille d'accueil m'a très gentiment et incroyablement bien accueillie, ma correspondante est sans doute la personne la plus farfelue et la plus gentille sur cette planète et les gens à l'école sont vraiment très serviables et sympas. J'ai entrepris beaucoup de choses avec ma famille d'accueil, ils essaient de me montrer toute la région et toute sa culture et je connais presque chaque habitant du village. J'ai trouvé des amis ici. Avant de partir en France, j'avais peur d'avoir de grandes difficultés, à tisser des contacts, mais lorsque j'ai été au lycée pour la première fois, Emma m'a présenté tout le monde, et déjà au bout de quelques semaines, je pouvais prétendre avoir déjà des amis.  Mais ce que je trouve ennuyeux, c'est que je suis fatiguée toute la journée, à force de parler dans une autre langue et c'est fatigant. Peut-être est-ce aussi car j'ai école toute la journée. Au lieu de terminer les cours à 13h30 comme en Allemagne, je termine presque toujours à 17h30 et c'est vraiment dur. Je n'aimerais pas être une élève française pour toujours.

J'ai voulu faire l'échange pour parler encore mieux la langue, et bien-sûr pour encore mieux connaître la culture et m'en imprégner. J'ai déjà été en France pendant 2 mois dans une famille d'accueil mais je n'ai pas su profiter cette opportunité. Pour ces 6 mois, j'ai décidé de parler exclusivement français, ce que j'ai assez bien réussi à faire et je pense que mon niveau s'est amélioré. Plus tard, j'aimerais faire mes études en France ( si je fais des études), ou y travailler et peut-être même y vivre."

Katharina ( correspondante allemande d'Emma   - échange Voltaire– année 2016 -2017)

 

 

"Il y a trois ans, j'ai appris qu'il existait un programme nommé Brigitte Sauzay. Mon voisin avait fait ce programme et cela me plaisait de le faire également. On m'avait dit qu'il me permettrait de progresser dans le lexique et la compréhension de la langue allemande. Donc , j'ai voulu participer à cet échange pour progresser en allemand. Je voulais enrichir mon vocabulaire qui était restreint et en apprendre bien davantage sur l'Histoire allemande. Je ne savais pas grand chose de l'Allemagne.

Lorsque je suis arrivé en Allemagne, tout s'est bien passé, j'ai été très bien accueilli. Les repas du soir étaient délicieux. Au menu, il y avait des spécialités aux câpres et aux asperges. La vie en famille était calme et sereine. Parfois, je devais me lever de bonne heure. Mais il y avait toujours une bonne raison à cela : Des excursions, des visites de monuments ou de villes. Les frères de ma correspondante étaient très amicaux avec moi. Bien que le plus jeune était parfois un peu contrarié. Mais il n'avait que 6 ans. Pendant le séjour, ma correspondante n'était pas souvent avec moi mais dans l'ensemble cela me convenait très bien.

C'était difficile pour moi de comprendre les contenus des enseignements, en particulier en mathématiques et en sciences. Les autres disciplines étaient compréhensibles, y compris les langues. Les professeurs et les élèves étaient très gentils avec moi et j'étais très poli envers eux. Pendant le séjour, j'ai fait du vélo. A présent , je connais mieux les paysages allemands. Je sortais me promener aussi avec le chien, j'ai lu un livre en langue allemande. J'ai été au studio Fitness . Il y avait aussi une piscine et un bowling. J'ai beaucoup appris sur la culture allemande. Des choses sur la vie quotidienne. Par exemple, ne pas prendre le petit-Déjeuner en pyjamas.  J'ai aussi beaucoup appris sur la région dans laquelle je me trouvais : La Saxe. Sur les rois de Saxe, l'Histoire de nombreuses villes, beaucoup de musées, de villes... Tout était très intéressant. J'ai fait des progrès en compréhension. Je comprends beaucoup plus, parce que j'ai plus de vocabulaire. J'ai encore quelques problèmes pour m'exprimer, mais je crois que je vais y retourner plus tard. Si je pouvais refaire un échange, j'irais vers les gens et je discuterais avec eux tout le temps. Les situations les plus simples sont souvent les meilleures, pour faire des progrès."

Tanguy  ( échange Brigitte Sauzay – année 2015 -2016)

 

 

"J'ai pris la décision de participer à un échange individuel de trois mois en France grâce au programme Brigitte Sauzay, parce que mes frères avaient eux-aussi participé à cet échange et j'avais envie de vivre cette expérience d'être seule à l'Etranger, sans ma famille et mes amis. C'est la première fois que je partais seule, en avion, de Berlin à Genève, à l'Etranger. D'un côté, j'étais heureuse de quitter mon école, le stress, ma famille et mes problèmes en Allemagne, mais d'un autre côté, j'appréhendais aussi ce séjour. Aurais-je le mal du pays ? Arriverais-je à m'adapter, à m'intégrer ? A mon arrivée, je fus très bien accueillie par la famille de Tanguy, mon correspondant français, qui m'a présenté à ses amis. Comme c'étaient encore les vacances, j'ai pu m'adapter en douceur mais comme je suis très timide et réservée, je n'ai pas osé trop parler.

Je n'étais pas dans la même classe que Tanguy ; j'ai fait ma rentrée en seconde et Tanguy en Première. Le lycée français est beaucoup plus grand que mon lycée en Allemagne et j'ai remarqué que beaucoup d'élèves ne se connaissaient pas dans ma classe, qu'il y avait des listes d'élèves affichées le premier jour, alors que chez nous en Allemagne, les élèves restent toujours ensemble dans la même classe, d'une année à l'autre. J'ai vu cela comme un avantage, car comme moi, beaucoup ne se connaissaient donc pas. Je me suis donc tout d'abord sentie seule, car j'étais habituée à avoir toujours mes meilleurs amis autour de moi. Je ne pouvais même pas communiquer avec eux par écrit. Cela n'était vraiment pas facile au début, car déjà en Allemagne, j'ai déjà du mal à lier contact avec les autres et à me trouver des amis. C'est pourquoi, je me suis tout d'abord réfugiée dans les livres, la lecture et le dessin. Je ne comprenais pas grand chose lorsque j'étais en cours. Cela nécessitait un effort constant. Aussi étais-je très fatiguée, lorsque je rentrais le soir de l'école. Ici, les journées d'école sont beaucoup plus longues. Jusqu'à 17h30. Donc, j'arrivais à 18h30 à la maison, tandis qu'en Allemagne, ma journée d'école se termine à 15h. J'avais le sentiment que je me repliais sur moi-même, parce que tout est différent ici. Il n'y a que le soir, lorsque je skyppais avec mes parents ou mon copain, que je retrouvais un sentiment de confiance. Puis, peu à peu, en commençant des travaux de groupes avec mes camarades de classe français, j'ai commencé à échanger avec les autres et je me suis sentie finalement très bien. Les week-ends, nous entreprenions toujours plein de choses avec ma famille d'accueil. Nous avons fait des excursions aux deux lacs qui se trouvent à proximité, car il faisait encore très beau et nous avions envie d'aller nous baigner. Ici, c'est aussi joli que dans le sud de la France. Toutes les petites ruelles, les façades des maisons si joliment fleuries et l'hospitalité des gens d'ici, c'est quelque chose qui, pour moi n'existe qu'en France. La France m'a toujours énormément attirée en raison de son atmosphère particulière. Sa convivialité et la beauté de ses villes m'ont toujours laissé sans voix. Nous sommes aussi allés sur l'Aiguille du Midi et avons admiré le Mont-Blanc. La vue d'en haut était extraordinaire. Nous sommes aussi allés en Auvergne pendant les vacances de Toussaint. Cela m'a énormément plus. Nous avons aussi été à Clermont-Ferrand. Nous sommes même montés sur le Puy de Dôme, le dernier jour. Le temps a hélas passé si vite.

Après m'être adaptée un peu et après avoir osé aller vers les autres, j'ai fait la connaissance de Katharina, une autre allemande, qui faisait un programme d'échange franco-allemand au lycée. Cela m'a fait beaucoup de bien de pouvoir discuter en allemand avec quelqu'un de mon âge, d'échanger sur nos expériences pour voir comment chacune parvenait à s'intégrer dans un milieu étranger. Avec elle, je me suis introduite dans un groupe de filles, avec lesquelles je m'entendais très bien. Je comprenais de plus en plus de choses. Le contenu des cours n'était pas aussi difficile que je ne le pensais, car j'avais déjà étudié bien des choses les années précédentes. Ce n'est que la langue française qui rend les choses plus difficiles. J'ai essayé de faire les contrôles, les résultats n'étaient pas si mauvais pour une jeune allemande comme moi, qui apprend le français. Je trouve les cours ici étranges. J'ai bien aimé la combinaison de plusieurs matières ensemble, comme la physique-chimie ou l'histoire- géographie. J'ai mis longtemps à m'habituer aux horaires qui changent dans ma classe tout le temps. J'ai adoré le cours d'Arts Plastiques, où je pouvais choisir mon thème et laissé libre cours à mon imagination, alors qu'en Allemagne tout est dirigé, le thème, les couleurs, les matières etc. Par contre, les cours de musique me manquent. En dehors des cours, je fais aussi du badintom, sport que je n'ai jamais pratiqué en Allemagne. Cela n'était pas toujours évident d'aller vers les autres, car je suis quelqu'un de très timide et n'osais pas toujours communiquer et raconter des choses car je pensais que cela n'intéresserait personne. Mais , peu à peu, j'ai fait des connaissances avec lesquelles je tiens absolument à garder le contact et qui me manqueront une fois de retour en Allemagne. Je suis devenue plus ouverte et sociable, ce qui pour moi est un grand pas, étant donné que je suis très introvertie. Etonnemment, je n'avais pas le mal du pays, je me sentais bien ici , seul mon copain me manquait beaucoup...Je resterais bien ici, si cela était possible. Bien-sûr, je me réjouis aussi de rentrer chez moi en Allemagne.

Je souhaite remercier tous ceux qui ont rendu cet échange possible et qui ont fait que cela restera une expérience et un souvenir inoubliable. Je ne sais trouver les mots pour dire à quel point je suis reconnaissante d'avoir pu venir ici. Un énorme merci à ma famille d'accueil, particulièrement à la mère de Tanguy, qui m'a toujours entourée de beaucoup d'attentions et s'est si bien occupée de moi et qui a fait de mon séjour quelque chose d'inoubliable. Peut-être aurons-nous la chance de nous revoir."

Deborah ( correspondante allemande de Tanguy M.   échange Brigitte Sauzay – année 2015 -2016)

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